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Maladie cœliaque : pourquoi des milliers de Belges ignorent encore qu’ils sont atteints

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Diarrhées, carences, fatigue ou douleurs abdominales… La maladie cœliaque reste difficile à diagnostiquer. La maladie cœliaque touche environ 1 % de la population en Europe occidentale. En Belgique, cela représenterait près de 120.000 personnes. Pourtant, seule une minorité d’entre elles serait réellement diagnostiquée.


Americo Taricone

MÉDECIN-BIOLOGISTE CHEZ SYNLAB

En fait, cette maladie est déclenchée par l’ingestion de gluten, présent notamment dans le blé, l’orge et le seigle. « Il faut aussi faire très attention aux aliments préparés, car le gluten peut se retrouver dans de nombreux produits transformés », souligne Americo Taricone, médecin-biologiste chez Synlab.

En Belgique, cela représenterait près de 120.000 personnes.

Des symptômes parfois difficiles à identifier

Le diagnostic reste compliqué, notamment parce que les symptômes peuvent varier fortement d’un patient à l’autre. « Les symptômes classiques sont la diarrhée, la perte de poids, la stéatorrhée et, chez les enfants, le retard de croissance. Mais aujourd’hui, on voit aussi des symptômes beaucoup plus vagues », détaille Americo Taricone. Carences en fer, troubles neurologiques, douleurs abdominales ou problèmes hépatiques peuvent également être liés à la maladie.

Le laboratoire joue un rôle central dans le dépistage. « Dès qu’il existe une suspicion de maladie cœliaque, une prise de sang permet de rechercher les anticorps anti-transglutaminase tissulaire et les anticorps anti-endomysium », explique le médecin-biologiste.

Si ces analyses sont positives, le patient est ensuite orienté vers un gastro-entérologue pour réaliser une gastroscopie avec biopsies intestinales. Le spécialiste insiste aussi sur un point essentiel : « Les tests doivent être réalisés avant de commencer un régime sans gluten. Sinon, les anticorps peuvent devenir négatifs et retarder le diagnostic. »

Il faut aussi faire très attention aux aliments préparés, car le gluten peut se retrouver dans de nombreux produits transformés.

Le rôle clé du suivi biologique

Et une fois le diagnostic posé, le laboratoire continue d’intervenir dans le suivi du patient, pour qui le seul traitement reste aujourd’hui un régime strict sans gluten à vie. « Si le patient ne consomme plus de gluten, il n’y a plus de dommages intestinaux », conclut le spécialiste.

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