Les Cliniques de l’Europe lancent un shift de soirée pour les patients en dialyse. Objectif : leur permettre de mieux concilier traitement, travail et vie familiale. Trois séances par semaine, quatre heures à chaque fois : pour les patients souffrant d’insuffisance rénale, la dialyse impose un rythme particulièrement lourd. Afin d’offrir davantage de souplesse, les Cliniques de l’Europe ont ouvert un shift de soirée sur le site Sainte-Élisabeth depuis le 14 juin.
« Pour les patients qui ont une vie sociale, des projets professionnels ou une vie familiale, il est parfois difficile de concilier le traitement avec tous ces aspects personnels. Notre idée était donc de nous ouvrir davantage par rapport aux horaires classiques du matin et de l’après-midi », explique Matthieu Coillet, infirmier chef du service de dialyse.
Préserver une vie aussi normale que possible
Concrètement, les patients seront accueillis entre 17 et 18 heures et termineront leur séance entre 21 et 22 heures. « C’est vraiment un projet centré sur les besoins du patient. La dialyse est déjà suffisamment lourde. Si nous pouvons lui permettre de mieux organiser sa vie quotidienne et de conserver une vie la plus normale possible, c’est essentiel », souligne la néphrologue An Van Audenhove.
Le dispositif s’adresse aux patients dits « low care », dont l’état est stable. Certains réalisent déjà eux-mêmes certaines manipulations liées à leur traitement. « Parmi les quatre premiers patients inscrits, deux effectuent déjà eux-mêmes leurs ponctions et un gère entièrement sa machine de dialyse. Cette formule off re aussi une solution intermédiaire pour les personnes qui ne peuvent pas réaliser leur dialyse à domicile mais souhaitent davantage d’autonomie », précise Matthieu Coillet.
Il est parfois difficile de concilier le traitement avec la vie sociale, professionnelle ou familiale. Notre idée était de nous ouvrir davantage par rapport aux horaires classiques.
Une première dans le sud de Bruxelles
Si plusieurs centres proposent déjà ce type d’horaire ailleurs dans le pays, notamment en Flandre, l’off re reste rare dans le sud de Bruxelles et sa périphérie.
« En Flandre, certains centres disposent même de listes d’attente pour la dialyse du soir. Nous constatons qu’il existe une véritable demande. Pour les patients du Brabant wallon ou du sud de Bruxelles, cette nouvelle formule représente une opportunité », conclut An Van Audenhove.