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Traitements et patients

Un Belge sur dix est diabétique : « Le vrai danger, c’est que la maladie reste silencieuse pendant des années »

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Un Belge sur dix vit avec un diabète et, parmi eux, environ un tiers l’ignore encore1. Faute de symptômes, le diabète de type 2 est souvent diagnostiqué tardivement, alors que quelques années gagnées peuvent suffire à éviter de lourdes complications.

Prof Laurent Crenier

ENDOCRINOLOGUE ET DIABETOLOGUE HOPITAL ERASME HUB

En Belgique, le diabète de type 2 constitue un enjeu de santé publique majeur. Selon les estimations, près de 950.000 personnes en sont atteintes et environ un tiers d’entre elles l’ignorent encore2,3*. Un constat préoccupant, car cette maladie évolue souvent en silence pendant de nombreuses années.

« Quand on dit que ces personnes ignorent leur diabète, cela ne signifie pas qu’elles ne seront jamais diagnostiquées. Cela veut surtout dire qu’elles le seront trop tard, alors qu’on aurait pu poser le diagnostic plus tôt  », précise le professeur Laurent Crenier, endocrino-diabétologue.

Une maladie qui ne donne souvent aucun signe

Car l’un des principaux pièges du diabète de type 2 est précisément l’absence de symptômes au début de la maladie. « Dans la grande majorité des cas, les patients ne se plaignent de rien et ne savent pas qu’ils sont diabétiques. Les symptômes n’apparaissent généralement que lorsque la glycémie est très élevée. Or, une glycémie même modérément élevée pendant des années suffit à entrainer des complications »

Les principaux signaux d’alerte sont une soif importante, le besoin d’uriner très fréquemment et, dans les formes plus avancées, une perte de poids. Des mycoses à répétition, notamment au niveau génital ou des ongles, peuvent également constituer un signal d’appel.

Le professeur Laurent Crenier insiste toutefois sur l’objectif principal : intervenir avant même l’apparition de ces symptômes. « Nous souhaitons diagnostiquer le diabète le plus tôt possible afin de le traiter rapidement et d’éviter les complications à long terme. »

Nous souhaitons diagnostiquer le diabète le plus tôt possible afin de le traiter rapidement et d’éviter les complications à long terme.

Des facteurs de risque bien identifiés

Mais si tout le monde ne doit pas se faire dépister systématiquement, certaines personnes présentent un risque plus élevé. « Le risque augmente fortement avec l’âge. À partir de 65-70 ans, environ une personne sur cinq est atteinte d’un diabète de type 21,2. C’est pourquoi, en présence de facteurs de risque (surpoids, antécédents familiaux, hypertension, etc.), un dépistage est recommandé dès 45 ans au moyen d’une simple prise de sang4.

Le professeur Crenier rappelle également que le diabète de type 2 ne peut pas être réduit à un simple problème de mode de vie. « Il existe une forte composante génétique. Certaines personnes développeront un diabète malgré un poids normal, tandis que d’autres ne deviendront jamais diabétiques malgré une obésité importante. Nous ne sommes pas égaux face à cette maladie. »

Agir tôt change le cours de la maladie

Le message central de la campagne est donc clair: plus le diagnostic est précoce, plus les chances de préserver sa santé sont importantes. Une prise en charge rapide permet de limiter les risques de maladies cardiovasculaires, mais aussi les atteintes des yeux, des reins ou des nerfs1. Par ailleurs, chez certaines personnes, une rémission est même envisageable. « Lorsque le diabète est diagnostiqué tôt et que la personne parvient à perdre du poids, à augmenter son activité physique et à corriger ses facteurs de risque, il est tout à fait possible de voir le diabète entrer en rémission. » Pour les personnes qui s’interrogent, le spécialiste recommande d’en parler à leur médecin traitant. Une simple prise de sang permet d’établir un premier diagnostic. Il existe également un questionnaire d’évaluation du risque, le score FINDRISC, accessible notamment via le site de l’Association du diabète (www.diabete.be).

Enfin, le professeur Crenier souligne que la prise en charge du diabète a profondément évolué ces dernières années. « Nous disposons aujourd’hui de traitements beaucoup plus efficaces et bien mieux tolérés qu’autrefois. Lorsqu’on agit suffisamment tôt, beaucoup de patients peuvent conserver une qualité de vie et une activité professionnelle tout à fait normales. »

Copyright 2026

  1. https://www.diabetes.be/nl/nieuws/diabetescijfersalarmerend-stijging-zet-zich-door
  2. IMA Atlas – Diabetes
  3. *Selon les données 2024 de l’Atlas IMA, environ 950.000 personnes sont traitées pour le diabète en Belgique : IMA Atlas – Diabète. Ce chiffre concerne les cas diagnostiqués et traités ; il n’inclut pas les personnes non diagnostiquées. Selon la Ligue du Diabète, environ un tiers des personnes atteintes de diabète l’ignorent encore1.
  4. Wie moet zich en wanneer laten testen op diabetes type 2? | gezondheid.be

| CMAT-50982 – septembre 2026
Dualités d’intérêt : Cet article a été réalisé avec le soutien financier d’Eli Lilly. Tous les textes sont et restent la responsabilité de l’auteur.
E.R.: Eli Lilly Benelux – Rue du Marquis 1/4B, 1000 Bruxelles

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