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Traitements et patients

Investir dans notre cerveau

Alexandra Boogers © PHOTO : JULIADRAGOSITS

Nous vivons une époque de contrastes saisissants, dont notre système de santé est l’illustration parfaite. Les pages qui suivent vous feront découvrir des récits porteurs d’espoir sur l’innovation en neurologie : des avancées dans le traitement de la démence, de l’accident vasculaire cérébral, de la maladie de Parkinson, de la migraine et bien d’autres.

Dans le même temps, le déficit budgétaire pèse lourd. Les consultations, les examens techniques et les médicaments sont tous mis sous pression. En bref : moins de moyens pour garder le Belge en bonne santé. Ou devrions-nous dire : pour soigner le Belge malade ?

Chacun acteur de son capital cérébral

Car c’est précisément là que réside le problème. Notre système de soins reste mieux outillé pour traiter la maladie que pour la prévenir. Et pourtant, la prévention vaut de l’or, y compris sur le plan économique. Le terme Brain Capital vous dit-il quelque chose ? Il désigne le capital qu’une société bâtit à partir de personnes dotées d’un cerveau en bonne santé (c’est-à-dire non seulement l’absence de maladie neurologique, mais aussi une bonne santé mentale), de solides capacités cognitives et de larges connexions sociales. Comme les routes et les ponts : une infrastructure dans laquelle il faut continuer à investir.

Des recherches récentes montrent qu’à l’échelle mondiale, jusqu’à 45 % des cas de démence pourraient être évités ou retardés en agissant sur quatorze facteurs de risque connus.

Le gouvernement n’est pas le seul à devoir et à pouvoir y investir. Car en tant que citoyen, vous êtes vous-même l’un des principaux investisseurs. Des recherches récentes montrent qu’à l’échelle mondiale, jusqu’à 45 % des cas de démence pourraient être évités ou retardés en agissant sur quatorze facteurs de risque connus. Les classiques : contrôler sa tension artérielle et son cholestérol, bouger chaque jour, ne pas fumer, viser un poids sain. Mais aussi traiter les troubles auditifs et visuels et cultiver le lien social. Vous pouvez donc contribuer à faire fortement reculer la démence en gardant à la fois vos muscles et votre cerveau actifs. Pour l’AVC, le message est encore plus fort : près de 90 % du risque global dépend de dix facteurs évitables.

Épargner sur les soins, investir dans la santé

La prévention permet en outre d’épargner non seulement des souffrances humaines, mais aussi des dépenses dans le budget des soins. Car le coût des soins ne se limite pas aux médicaments (parfois très chers) – pensez aux hypocholestérolémiants ou aux injections contre l’obésité – mais concerne surtout les hospitalisations et les parcours de revalidation.

Les pages qui suivent éveilleront sans nul doute votre intérêt et vous donneront de l’espoir quant aux progrès de la neurologie. Mais laissez cet éditorial vous offrir aussi l’occasion d’investir dans notre Brain Capital belge – notamment en bougeant chaque jour et en cultivant vos interactions sociales.

En collaboration avec Belgian Neurological Society

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