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Traitements et patients

Vitiligo : une maladie de peau qui pèse aussi sur la vie sociale

Non contagieuse, cette maladie auto-immune peut être difficile à vivre. Le Pr Arjen Nikkels, du CHU de Liège, rappelle l’importance du regard des autres.

Pr Arjen Nikkels

CHEF DU SERVICE DE DERMATOLOGIE ET DE VÉNÉRÉOLOGIE DU CHU DE LIÈGE

Des taches blanches sur le visage, les mains ou le corps : le vitiligo peut bouleverser le quotidien. « C’est une maladie auto-immune », explique le Pr Arjen Nikkels, chef du service de dermatologie et de vénéréologie du CHU de Liège. Le système immunitaire attaque les mélanocytes, les cellules qui produisent le pigment de la peau. Les zones touchées perdent alors leur couleur.

« Ça ne fait pas mal, ça ne gratte pas », précise le spécialiste. La peau dépigmentée est toutefois plus vulnérable aux coups de soleil. Une prédisposition familiale peut exister, sans transmission systématique aux enfants. Chez de nombreux patients, l’origine reste inconnue.

Le vitiligo n’est pas contagieux.

Une visibilité variable

Sur une peau très claire, de petites zones peuvent passer inaperçues. Elles se remarquent parfois après les vacances, lorsque le bronzage accentue le contraste. Sur les peaux foncées, la différence est plus visible. Le visage, les mains et le pourtour de la bouche font partie des localisations fréquentes.

Ces taches suscitent aussi des craintes infondées. Le professeur insiste : le vitiligo n’est pas contagieux. D’autres affections peuvent aussi provoquer des taches blanchâtres, d’où l’intérêt d’un avis dermatologique pour identifier leur origine.

Le poids du regard des autres

Le vécu ne se mesure pas à la surface dépigmentée. Une petite tache peut être très difficile à accepter. « Il y a des gens qui vivent très bien avec ça, qui en font même une marque de se démarquer, qui sont fiers de porter et d’avoir une peau comme ça », observe le médecin. D’autres entrent dans un isolement social.

« Le regard des autres, c’est ça le plus méchant », souligne-t-il. Les préjugés peuvent peser sur les relations et la vie professionnelle. En consultation, cette souffrance mérite aussi d’être entendue. Un soutien psychologique peut être envisagé pour aider à mieux vivre avec la maladie.

Cet article a été rendu possible grâce au financement d’Incyte. Le contenu a été rédigé de manière indépendante et reflète les opinions et expériences des personnes concernées.

| BE/VI/NP/26/0015-September 2026

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