Skip to main content
Home » Cancer » Cancer : Idylla, ce « laboratoire miniature » qui livre ses résultats en quelques heures
Traitements et patients

Cancer : Idylla, ce « laboratoire miniature » qui livre ses résultats en quelques heures

En collaboration avec
En collaboration avec

En oncologie, obtenir rapidement les résultats d’un diagnostic moléculaire peut permettre de proposer plus tôt au patient le traitement le mieux adapté. Pendant longtemps, les personnes atteintes d’un même cancer recevaient le même traitement. L’oncologie de précision a changé la donne : chaque tumeur a ses caractéristiques. Certaines mutations de l’ADN alimentent les cellules cancéreuses, mais peuvent aussi être ciblées par des médicaments spécifiques.

Michael Korn

directeur médical et scientifique de Biocartis

« Chaque jour compte »

Encore faut-il identifier ces anomalies assez vite. L’urgence est particulièrement visible dans le cancer du poumon, souvent découvert à un stade avancé. « Chaque journée perdue après le diagnostic expose le patient au risque de voir son état se dégrader au point de ne plus pouvoir recevoir le traitement adéquat », explique Michael Korn, directeur médical et scientifique de Biocartis.

Dans l’attente des résultats, les médecins peuvent commencer une chimiothérapie afin d’agir sans tarder. Or certains patients présentent une mutation accessible à un traitement ciblé et pourraient éviter les effets secondaires d’une chimiothérapie inutile. « Plus vite nous comprenons ce qui se passe dans la tumeur, plus vite nous pouvons commencer le bon traitement. Il s’agit réellement de sauver des vies. »

Des résultats en quelques heures

Le séquençage examine l’ADN et l’ARN, mais il est souvent réalisé dans des laboratoires centralisés. Envoi de l’échantillon, extraction du matériel génétique et analyse allongent le délai. Des solutions automatisées peuvent compléter cette approche en recherchant rapidement certains biomarqueurs. La technologie de Biocartis fournit, par exemple, des résultats en deux heures et demie pour certains tests.

À l’avenir, les diagnostics étudieront des « signatures » réunissant les informations de dizaines de gènes pour mieux prévoir la réponse à une chimiothérapie, un traitement ciblé ou une immunothérapie. L’intelligence artificielle aidera quant à elle à relier ces profils aux thérapies pertinentes. L’ADN tumoral présent dans le sang pourrait aussi indiquer si un traitement fonctionne et permettre de l’adapter.

Next article