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Cancer colorectal : la stomie digestive concerne près de 10 % des patients

Environ un patient sur sept atteint d’un cancer colorectal présente une tumeur au niveau du rectum. Celui-ci constitue la dernière partie du côlon. Quand le cancer touche le bas rectum, le retrait du sphincter anal est souvent nécessaire.

Texte : Philippe Van Lil

Docteur Luc Colemont Managing Director de la fondation Stop Cancer Colon

La stomie digestive est une ouverture créée dans le côlon ou l’intestin grêle pour évacuer les selles lorsqu’elles ne peuvent plus l’être par les voies naturelles. Pratiquée via l’abdomen, cette intervention chirurgicale est fréquente chez les patients atteints d’un cancer colorectal. Le but est ici d’enlever la tumeur qui a envahi le rectum tout près du sphincter anal.

La majorité des gens ayant subi une stomie mène une vie quasiment normale. Moyennant certaines précautions, ils peuvent même pratiquer des sports.

Comme l’explique le Docteur Luc Colemont, Managing Director de la fondation Stop Cancer Colon, « dans le cas de ce cancer du bas du rectum, au moment d’enlever la tumeur, il faut malheureusement aussi ôter le sphincter et créer une nouvelle ouverture artificielle par laquelle sortiront désormais les selles et les gaz. » Par son caractère mutilant, une telle opération peut évidemment entraîner des répercussions importantes sur la vie du patient. « Toutefois, relativise notre interlocuteur, la majorité des gens ont tout de même une vie quasiment normale. Moyennant certaines précautions, ils peuvent même pratiquer des sports comme la course ou la natation. Là où c’est souvent plus compliqué, c’est sur le plan psychologique car il n’est pas facile de vivre avec une telle ouverture artificielle tout en bas du ventre. »

Ces dernières années, l’opération de stomie digestive en tant que telle a connu des progrès considérables grâce à l’intervention des robots médicaux. « Leur précision permet d’éviter de toucher des nerfs périphériques, ce qui pourrait entraîner des complications. »

Comme le conclut Luc Colemont, « le meilleur ‘traitement’ reste la détection précoce de la tumeur. En Wallonie, le taux de dépistage de ce cancer tourne autour de 20 % à peine, contre 50 % en Flandre et même 70 % en Hollande. Si on procédait à plus de dépistages, on pourrait éviter entre autres un très grand nombre de stomies digestives. »

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