Home » Cancer » « La maison de ressourcement n’est pas un luxe : c’est une nécessité »
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Afin d’accompagner les patients du cancer pendant et après leur traitement, les maisons de ressourcement proposent une prise en charge globale axée sur le bien-être. Un concept tout aussi innovant qu’indispensable, qui permet au patient de recouvrer des forces après cette épreuve difficile.

Texte : Maria-Laetitia Mattern

«Le seul endroit où je me sens bien, c’est dans la maison de ressourcement : là, on me comprend vraiment », affirme une jeune femme récemment guérie d’un cancer du sein.  Un témoignage qui en dit long sur le rôle de ces maisons de ressourcement.

« Quand on est remis d’un cancer, notre entourage a tendance à se rassurer en passant rapidement à autre chose », explique Janik Nicodème, kinésithérapeute et directrice de l’ASBL Re-Source Chirec Delta Center et elle-même soignée d’un cancer. « Mais pour le patient, cette situation peut être très difficile, parce qu’il est encore fatigué ou a besoin de conseils pour se sentir mieux. »

Un lieu convivial et accessible

« La maison de ressourcement, ce n’est pas l’hôpital : c’est généralement une structure à part, qui sort le patient du cadre hospitalier dont il est souvent fatigué », explique le Dr Bernard Willemart, responsable du service d’oncologie à la Clinique Sainte-Elisabeth du CHU UCL Namur. « Dans la maison de ressourcement, il peut se sentir un peu comme chez lui, dans un contexte convivial. »

Concrètement, les patients y sont accueillis par une équipe pluridisciplinaire ainsi que par des bénévoles. Une série d’activités leur sont proposées par des prestataires expérimentés. Ces activités – individuelles ou collectives – sont très diversifiées et varient sensiblement selon les centres : massages, ateliers culinaires, gym, modules de reprise au travail, soins esthétiques (par exemple, suite à une chimiothérapie), marche nordique, danse, yoga, etc.

L’idée est d’initier le patient à des disciplines qu’il pourra, s’il en a envie, adopter dans son quotidien par la suite…

En Belgique, nous comptons une vingtaine d’établissements de ce type et plusieurs sont en cours de démarrage. « Ces centres sont ouverts à tous les patients suivis en oncologie, quel que soit l’hôpital où ils sont suivis », explique le docteur Willemart.

« Nous veillons à porter attention à tous les patients, qu’ils soient en début de traitement ou au stade métastatique afin que tous y trouvent de l’apaisement. Enfin, les activités sont proposées à des prix modiques et peuvent être entièrement gratuites si la personne n’est pas capable de payer. »

Améliorer le bien-être, éviter les rechutes

« La maison de ressourcement n’est pas un luxe : c’est une nécessité », affirme Janik Nicodème. « Réduire son stress permet d’augmenter son immunité et de réduire le risque de récidive. L’idée est aussi d’initier le patient à des disciplines qu’il pourra, s’il en a envie, adopter dans son quotidien par la suite… Et ainsi se sentir mieux et améliorer sa santé à long terme. »


15 maisons appartenant au réseau :

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