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Home » Traitements & Patient » Pathologies du dos : l’autonomie du patient est capitale
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Le Centre hospitalier de Wallonie picarde a la particularité de posséder en son sein la Spine Unit, une équipe multidisciplinaire spécialisée dans le traitement des maladies du dos. Michel Triffaux, chef de service de neurochirurgie, nous en explique les spécificités, dont l’approche en « one-day ».

Texte : Philippe Van Lil

Quelles sont les pathologies les plus courantes auxquelles vous êtes confronté ?

«Nous accueillons beaucoup de patients atteints de lésions traumatiques, mais nous soignons toutes les pathologies du dos, notamment celles d’ordre dégénératif (les hernies discales, les rétrécissements du canal rachidien liés à l’arthrose, les usures des disques, etc). Nous figurons notamment parmi les 19 centres pilotes désignés par l’INAMI et la Spine Society of Belgium pour participer à l’élaboration d’un registre en ligne des pathologies rachidiennes. »

Quelle est votre approche spécifique en termes de traitement ?

« Nous nous centrons sur le patient pour aboutir à ce que nous appelons la ‘récupération améliorée après chirurgie’ (RAAC). Dans le cadre de l’opération one-day, le patient peut repartir le jour-même dans les meilleures conditions de sécurité et de confort. »

« Cela est notamment rendu possible par la préparation du patient en amont par notre équipe d’hospitalisation à domicile (HAD). Au-delà des questions pratiques, elle s’assure que le patient a bien compris ce qui lui a été dit. Il faut anticiper pour que le patient ne soit pas pris au dépourvu le jour de l’intervention et qu’il sache à quoi s’attendre pendant son hospitalisation, notamment au niveau des résultats immédiats. »

« Cela permet de réduire la durée d’hospitalisation et d’assurer un suivi personnalisé avec HAD et les acteurs de soins de la première ligne. Cette approche sécuritaire, qualitative et qui replace le patient au centre de la discipline a contribué à ce que le CHwapi devienne le premier hôpital général à obtenir le niveau d’accréditation platine décerné par l’organisme de référence Accreditation Canada au mois de juillet »

Michel Triffaux, chef de service de neurochirurgie.

Et sur le plan chirurgical lui-même ?

«Nous développons ce qu’on désigne en anglais comme la ‘minimal invasive surgery’ (MIS), c’est-à-dire une chirurgie qui permet de diminuer l’aspect invasif que l’on occasionne au patient, pour améliorer son évolution postopératoire. »

« Une possibilité favorisée par les développements technologiques que les sociétés de matériel médical nous proposent. De plus, nous disposons d’un plateau technique qui nous permet de réaliser ce type d’interventions. »

Comment le patient peut-il participer à son traitement ?

« Dans toutes les pathologies du dos, il existe une composante psychologique majeure. Si l’on arrive à faire adhérer le patient au projet thérapeutique, on a réussi 50 % de notre travail. »

« Pour le reste, l’acte technique doit bien entendu être bien réalisé, mais ce n’est peut-être pas le point le plus important pour le patient. Le kinésithérapeute doit expliquer au patient comment il doit se mobiliser. Plus il se mobilise rapidement, mieux il se portera : on aura moins de complications postopératoires, il devra prendre moins d’antalgiques, etc. Il doit également y avoir une discussion sur l’anesthésie, les produits que l’on va employer, etc. »

L’objectif est de rendre le patient autonome dans sa prise en charge, que cela soit en amont ou après son opération.

« L’objectif est de rendre le patient autonome dans sa prise en charge, que cela soit en amont ou après son opération. C’est surtout en cela que le rôle de l’HAD est indispensable. »

Comment se traduit votre approche multidisciplinaire ?

« On a mis en place un processus dynamique où les experts des pathologies que nous traitons, issus de la médecine physique, de la neurochirurgie, de la neurologie, de l’école du dos, de la chirurgie orthopédique, de l’anesthésie de l’imagerie médicale, de la rhumatologie et des disciplines paramédicales se rencontrent deux fois par mois. »

« Aussi, il n’est pas rare que nous invitions un patient à venir nous livrer son expérience et son ressenti sur sa prise en charge. Son implication est indispensable ! »

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