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Santé féminine

Quand le genre influence la santé : l’Institut combat les discriminations

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Retards de diagnostic, remboursements inadaptés, stéréotypes médicaux… Les inégalités liées au genre existent aussi dans le domaine de la santé.


Véronique De Baets

PORTE-PAROLE DE L’INSTITUT

Dans le domaine de la santé aussi, des discriminations liées au genre existent. Qu’il s’agisse d’accès aux soins, de remboursement ou de prise en charge médicale, certaines situations peuvent être traitées différemment selon que l’on est un homme ou une femme. L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes joue un rôle clé pour identifier ces inégalités et soutenir les personnes concernées.

« Nous informons, écoutons et conseillons les victimes sur leurs droits. Selon les cas, nous pouvons interpeller une institution, proposer une médiation, ou soutenir une action en justice », explique Véronique De Baets, porte-parole de l’institut.

Les stéréotypes au cœur des inégalités

Au-delà des cas individuels, l’Institut analyse aussi les mécanismes plus structurels qui produisent ces inégalités. Parmi eux, les stéréotypes de genre dans la prise en charge des patients, le système de soins de santé et la recherche médicale.

« Les douleurs exprimées par les femmes sont parfois minimisées ou psychologisées. On parle du gender pain gap », explique Véronique De Baets. « Cela peut entraîner des retards de diagnostic ou une prise en charge inadéquate. »

Certaines maladies ou problématiques spécifiques aux femmes restent également sous-étudiées. « Historiquement, la recherche médicale s’est basée sur un standard masculin. Des pathologies comme l’endométriose ou le syndrome des ovaires polykystiques n’ont été étudiées que récemment », rappelle-t-elle.

Les douleurs exprimées par les femmes sont parfois minimisées ou psychologisées. Ce gender pain gap peut entraîner des retards de diagnostic et une prise en charge inadéquate.

Mesurer pour agir

Mais l’Institut ne se limite pas à traiter les plaintes. Il mène aussi des recherches, formule des recommandations et travaille sur des thématiques spécifiques comme la (péri) ménopause, la contraception ou les maladies professionnelles. « L’objectif est de mieux comprendre comment les politiques de santé peuvent intégrer la dimension de genre dès leur conception. Mais pour élaborer une politique de santé plus égalitaire, il faut d’abord objectiver les écarts », souligne Véronique De Baets. Dans cette perspective, l’Institut met également à disposition l’outil GenderStat. be, qui rassemble de nombreuses données sur les inégalités entre femmes et hommes, notamment en matière de santé et de bien-être au travail.

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