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Biotech : l’utilisateur au cœur de la digitalisation

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L’écosystème digital dans le milieu des biotechnologies ne date pas d’hier. Mais pour le rendre fluide et accessible pour les acteurs du terrain, c’est une autre affaire. Un défi que s’est lancé la société OUAT!, avec son projet HakoBio : le jumeau numérique des sociétés de biotech. 

Nicolas Vertommen

Co-founder

OUAT!

Des dizaines de bases de données déconnectées les unes des autres, utilisant chacune un langage différent : voilà à grands traits le portrait de l’écosystème digital actuel du secteur des biotechnologies. Ou du moins, celui d’hier, puisque son évolution est en cours. « L’opérateur en biotech – c’est-à-dire le technicien de laboratoire – met parfois des heures pour accéder à une information aussi simple que où se trouve tel ou tel équipement ou quand est prévue la prochaine maintenance… Et ce, parce qu’elle est disséminée dans différentes sources », explique Nicolas Vertommen, co-fondateur de OUAT!.

« Comme le lien entre les données, l’utilisateur et les équipements est trop complexe, cela entraîne une perte de temps qui les empêche de se concentrer sur l’essentiel. Et cette situation est commune à la majorité des sociétés pharmaceutiques » poursuit-il. À l’heure où nous utilisons quotidiennement un tas d’applications qui centralisent  et facilitent l’accès à différents types d’informations, en temps réel (comme Google Maps par exemple), l’opérateur en biotech ne bénéficie pas encore pleinement de ces opportunités. Or la centralisation de l’accès aux informations-clés pourrait largement simplifier et améliorer son travail au quotidien.

Le jumeau numérique à la rescousse

« Notre mission a été de replacer l’utilisateur au centre du débat. De lui offrir un outil lui permettant d’accéder en temps réel, de manière simple et visuelle, à toutes les informations nécessaires à la réalisation, en toute sérénité, de ses tâches quotidiennes. Nous n’avons pas pour vocation de remplacer les outils déjà présents dans l’ecosystème . Nous, ce que l’on veut, c’est réconcilier les machines et les données à l’humain et permettre aux opérateurs de naviguer simplement au sein de leur usine» OUAT! a donc créé HakoBio : une interface permettant de modéliser le jumeau numérique, représentation en trois dimensions, quasi réaliste d’un environnement de travail (équipement, procédé, usine, …).

Un outil-auteur

« Nous avons conçu l’outil, mais son utilisation est entre les mains de nos clients, notre but final  étant de simplifier le quotidien des hommes et des femmes qui travaillent dans les laboratoires. Pour la création de son propre jumeau numérique, on donne la main à l’entreprise, qui devient en quelques sortes l’architecte de son environnement de travail. User-friendly, accessible à tous, notre interface visuelle est universelle et son architecture, la plus ouverte possible, permet une connection directe aux différentes bases de données afin d’apporter une information contextualisée et centralisée au client. »

3 piliers d’application 

En pratique, le jumeau numérique se déploie sur trois étapes-clés, que nous détaille Nicolas. « La première : la simulation, qui permet de tester différentes configurations afin de valider  l’ergonomie de l’environnement réel et d’anticiper les risques futurs. Cette étape est davantage entre les mains d’un responsable de développement ou de laboratoire que de l’opérateur lui-même – même si celui-ci peut facilement collaborer au jumeau numérique et confronter le design avec les informations terrain. Le second volet concerne tout le monde : il s’agit de la partie formation et instructions. Basée entre autres sur les réalités immersives (réalité virtuelle et réalité mixte), cette formation est loin de l’ancien système papier et va plus loin que la vidéo. Ici, l’opérateur apprend à manipuler l’équipement jusqu’à se sentir à l’aise avec celui-ci.

Ce second volet est aussi accompagné d’un outil-auteur qui permet au client de créer et d’adapter ses scénarios de formation immersive en toute autonomie, sans devoir faire appel à un tiers. Le troisième volet consiste à connecter le jumeau numérique au monde réel de sorte que toutes les données qui gravitent autour de l’usine, des processus et des produits soient accessibles directement depuis cette interface visuelle. » In fine, le jumeau numérique représente donc un gain de temps important pour l’opérateur biotech, qui pourra ainsi se concentrer sur l’essentiel : la science. 

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