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La réalité virtuelle en soutien aux anesthésistes de demain

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Peut-on améliorer la formation des anesthésistes grâce à la réalité virtuelle ? C’est la question sur laquelle se penche le projet de recherche « Certif VR » mené conjointement par l’École centrale des arts et métiers de Bruxelles (ECAM), Poolpio et OneBonsai, deux entreprises belges actives dans la réalité virtuelle.

Edouard Auvinet

enseignant chercheur

l’ECAM

Déjà employée dans l’enseignement médical, la réalité virtuelle (VR) semble prometteuse pour renforcer la pratique des soignants en formation. « Afin d’être des anesthésistes efficaces, les étudiants doivent être formés sur un maximum de cas, même les plus rares, ce qui n’est pas toujours possible lorsqu’ils accompagnent un anesthésiste sénior en salle d’opération », décrit Edouard Auvinet, enseignant chercheur à l’ECAM dans le master en Ingénierie de la Santé. C’est là que le projet de recherche « Certif VR » entre en jeu.

Un bac à sable virtuel

Équipés de casques et répartis en plusieurs groupes pour respecter les critères de recherche scientifique, 150 étudiants en cliniques vont prochainement tester deux technologies de VR. Les objectifs du projet sont multiples : analyser comment la VR peut assister l’enseignement de l’utilisation d’un respirateur artificiel, viser une meilleure formation des cliniciens tout en assurant la sécurité du patient, mais aussi réduire le stress lié à l’application d’un geste médical. « Il ne s’agit pas de remplacer les cours théoriques avec de la VR, mais bien de permettre aux étudiants de s’exercer dans un véritable bac à sable virtuel, continue le chercheur. Un peu à la manière des simulateurs de vol dans l’aviation. L’idée est de placer l’étudiant dans une multitude de scénarios pour qu’il soit prêt à réagir à toutes les situations possibles, y compris les plus critiques. »

Il ne s’agit pas de remplacer les cours théoriques avec de la VR, mais bien de permettre aux étudiants de s’exercer dans un véritable bac à sable virtuel.

Un système intelligent suit un scénario prédéfini par l’enseignant. Ce dernier peut y observer l’évolution et donner un feedback sur la pratique de l’étudiant. « Nous visons aussi à étudier la possibilité d’évaluer et de certifier les compétences des anesthésistes en formation à travers ce système, ce qui n’a jamais été fait. » Et le monde académique est réceptif : la KU Leuven, l’Université de Gand ainsi que l’Université d’Anvers ont répondu présent. Un projet rendu possible grâce au support financier d’Innoviris et de Vlaio, au soutien des clusters Lifetech et Play de Hub.Brussels, ainsi que de l’organisme d’accompagnement SynHERA.

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