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Santé mentale

Le facteur humain revient à l’avant-plan des formations

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La sécurité et le bien-être des travailleurs étaient déjà des sujets de préoccupation bien avant l’émergence du Covid-19. Malgré ses ravages, celui-ci a permis de remettre le facteur humain au centre de toutes les attentions, notamment sur le plan de la formation.

Texte : Philippe Van Lil

Martine Leroy

Directrice

Maison de la Formation Wallonie Picarde

Comme l’explique Martine Leroy, Directrice de Maison de la Formation Wallonie Picarde, « la crise a bouleversé une série d’équilibres déjà précaires ; elle est le révélateur voire exacerbe des problématiques préexistantes. Grandes ou petites, les entreprises de tous secteurs ont encore plus à cœur de prendre soin de leurs travailleurs, notamment pour lutter contre l’absentéisme et éviter la fuite des compétences. Pour cela, il faut développer leurs compétences et entretenir leur motivation. »

Les hauts responsables des entreprises sont conscients que toute la ligne hiérarchique doit être impliquée dans les questions liées au bien-être des travailleurs.

Répondre à la demande

L’offre a bien sûr été adaptée en conséquence : « On assite à un accroissement de la demande de formations liées à la gestion du stress, à l’absentéisme, au télétravail et à la prévention en matière de sécurité. » Tout ceci se décline sous des intitulés révélateurs des attentes actuelles : « Transformez votre stress en énergie positive », « Protégez-vous de l’épuisement professionnel », etc. Notre interlocutrice note que « toutes ces problématiques sont relativement transversales et démontrent que la crise aura eu au moins l’avantage de remettre l’humain au centre de la problématique du travail. »

De courte ou de longue durée, ces formations ont aussi désormais un impact plus large. « Les hauts responsables des entreprises se rendaient déjà compte de l’importance de la sécurité et du bien-être des travailleurs. À présent, ils sont conscients que toute la ligne hiérarchique doit être impliquée dans ces aspects ; toute personne ayant une responsabilité dans la gestion du personnel y est désormais bien mieux sensibilisée. La question du retour au travail est aussi bien mieux envisagée ; laisser revenir un collaborateur à son poste sans aucun aménagement, c’est courir le risque qu’il retombe malade », conclut Martine Leroy.

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