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Mélanome

Un nouvel espoir pour les patients atteint d’un mélanome avancé

Par le passé, lorsqu’un mélanome n’était pas dépisté et traité à temps, le pronostic était rarement positif pour le patient. Une partie de ces patients peut désormais compter sur de nouvelles thérapies. Explications de la part du Prof. Vibeke Kruse, coordinatrice du centre pour le cancer de l’UZ Gent.

Texte : Joris Hendrickx

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Prof. Vibeke Kruse

Coordinatrice du centre pour le cancer – UZ Gent

Un diagnostic précoce est crucial

« Le mélanome est une forme de cancer de la peau qui se développe dans les cellules pigmentaires de l’épiderme. Pris en charge à un stade précoce, le pronostic est relativement bon. En revanche, à un stade avancé, le mélanome se propage aux ganglions lymphatiques, voire aux organes. Le taux de survie après un tel diagnostic était auparavant souvent inférieur à un an. »

Traitements ciblés et immunothérapie

« Citons d’abord les thérapies ciblées. Ces inhibiteurs BRAF/MEK visent une inhibition spécifique au niveau cellulaire et fonctionnent dès lors que les personnes souffrent d’une mutation BRAF. Malheureusement, le phénomène de résistance au cancer apparaitra un jour. En moyenne, ces thérapies seront efficaces environ un an », selon le Pr Kruse.

« Nous disposons également de l’immunothérapie, qui nous permet d’activer le système immunitaire afin de combattre le cancer. L’immunothérapie peut être administré, in vitro, à tous les types de mélanome avancé.  Le taux de réponse varie entre 40 et 60 %. Parfois, nous pouvons même arrêter le traitement sans que le patient ait besoin de traitements supplémentaires. »

Atlas des soins : informations accessibles sur les traitements

Pr Kruse : « Nous disposerons prochainement d’un Atlas des soins du Mélanome qui a été développé avec le soutien d’une entreprise pharmaceutique et d’une organisation de patients. Il a été examiné par le Pr Brochez, dermatologue à l’UZ Gent, le Pr Baurain, oncologiste à l’UC Louvain et moi-même. »

« Cet Atlas des soins se compose d’illustrations accompagnées d’un texte succinct, ce qui permet d’expliquer plus facilement aux patients le fonctionnement des traitements et les raisons pour lesquelles ils ne fonctionnent pas toujours. »

Des mélanomes différents

Dans le cas du mélanome métastatique, environ la moitié des patients souffrent d’une mutation BRAF. Les médecins peuvent difficilement prédire à l’avance quel patient subira cette mutation ou non. C’est un test réalisé par un pathologiste qui permettra de déterminer la présence d’une mutation BRAF. Néanmoins, nous savons que le risque d’une mutation BRAF est plus élevé chez les personnes ayant souffert de dommages provoqués par le soleil au niveau de l’épiderme.

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