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Traitements et patients

L’avenir de l’hôpital : de la poche de perfusion aux soins intégrés

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Nos hôpitaux sont soumis à une pression de plus en plus forte. La population vieillit, les patients ont besoin de soins plus complexes et la pénurie de personnel ne cesse d’augmenter. À cela viennent s’ajouter la numérisation et des normes de qualité toujours plus strictes. Pour les hôpitaux, cela signifie organiser davantage de soins, de meilleure qualité, avec moins de personnel. Chez Baxter, nous développons des solutions pour répondre à ces nouveaux défis.

Annelies Bryon

COUNTRY LEAD CHEZ BAXTER BELGIQUE

Guy In’t Ven

SENIOR DIRECTOR R&D

Tout comme Pampers, Bic et Kodak sont devenus des synonymes, respectivement, de couche-culotte, stylo à bille et appareil photo, les poches à perfusion sont couramment appelées Baxter. « Mais nous sommes loin de nous y limiter  », déclare Annelies Bryon, Country Lead chez Baxter Belgique. « Nous développons notamment des soins nutritionnels, des dispositifs chirurgicaux, des technologies de perfusion et des lits d’hôpitaux, mais aussi des technologies destinées aux pharmacies hospitalières et des systèmes qui permettent d’administrer un traitement à domicile. Nous nous intéressons à tout ce qui peut être automatisé ou simplifié tout en optimisant en même temps le contact avec le patient. »

Tout l’art consiste à rassembler ces informations et à en faire des métadonnées précieuses.

D’abord sur le terrain

En Belgique, Baxter emploie plus de 1 450 collaborateurs répartis principalement entre son entité commerciale et son centre de R&D à Braine-l’Alleud, ainsi que son site de production et de distribution à Lessines. Toutefois, bon nombre d’innovations voient le jour dans les hôpitaux mêmes. «  Pour commencer, il faut comprendre le quotidien des médecins, des infirmiers et des pharmaciens hospitaliers », explique Guy In’t Ven, Senior Director R&D. « Nos ingénieurs suivent de près les pratiques sur le terrain. Pourquoi un traitement prend-il autant de temps ? Pourquoi vingt étapes sont-elles nécessaires alors que deux pourraient peut-être suffire ? Si vous simplifiez ce processus, vous réduisez le risque d’erreur et vous permettez aux soignants de consacrer plus de temps aux patients. Les produits individuels cèdent de plus en plus souvent la place à des combinaisons d’équipements, de logiciels et de données. »

Si vous n’organisez pas les processus différemment, cela peut avoir des conséquences pour les patients.

Les données deviennent des informations

Les données deviennent de plus en plus importantes. Les hôpitaux collectent d’énormes quantités de données issues des laboratoires, des appareils, des moniteurs et des lits d’hôpital, mais celles-ci restent souvent cloisonnées dans des systèmes distincts. «  Un lit contient des données, un moniteur en a d’autres et le laboratoire, encore d’autres », déclare Annelies Bryon : «  Tout l’art consiste à rassembler ces informations et à en faire des métadonnées précieuses. »

Par ailleurs, l’IA peut identifier des liens qui échappent à un médecin ou à une infirmière et, par exemple, signaler quand un patient présente des signes de complication grave, comme un sepsis, avant que son état ne devienne critique. Elle n’est pas là pour remplacer le prestataire de soins, mais pour générer plus rapidement des informations pertinentes.

La pharmacie sous pression

Les pharmacies hospitalières doivent repenser leur façon de travailler. Des directives plus strictes placent la barre toujours plus haut en ce qui concerne la préparation des médicaments. «  Une préparation qui pouvait être réalisée relativement vite autrefois prend désormais beaucoup plus de temps selon les nouvelles normes  », poursuit Annelies. « Si vous n’organisez pas les processus différemment, cela peut avoir des conséquences pour les patients. Les patients atteints d’un cancer, par exemple, doivent attendre des heures avant de recevoir leur chimiothérapie. »

Baxter soutient les pharmacies hospitalières lors de l’aménagement de salles blanches et de la mise en place de leurs processus. Des études de stabilité peuvent également être utiles. Si les médicaments restent stables plus longtemps, certaines préparations peuvent être réalisées sous contrôle à l’avance plutôt qu’au moment de l’arrivée du patient.

Nous nous intéressons à tout ce qui peut être automatisé ou simplifié tout en optimisant en même temps le contact avec le patient.

Plus vite à la maison

Le déplacement des soins de l’hôpital vers le domicile est un autre élément important. Grâce à des programmes tels qu’OPAT (Outpatient Parenteral Antimicrobial Therapy), les patients reçoivent leur traitement hors de l’hôpital, à l’aide de pompes à élastomère portables et d’antibiotiques administrés par voie parentérale. Annelies Bryon : « Des lits d’hôpital sont ainsi libérés, et pour les patients, c’est plus agréable. Nous devons cependant veiller à ce que les données correctes parviennent au médecin traitant. Les soins et le monitoring restent ainsi garantis en dehors des murs de l’hôpital ».

De telles évolutions influencent en outre la conception des dispositifs médicaux, selon Guy In’t Ven. «  Ils doivent être sûrs et efficaces, mais aussi suffisamment simples pour être utilisés hors de l’hôpital. »

La durabilité aussi est essentielle

Enfin, la durabilité est prise en compte de plus en plus tôt. Les soins de santé produisent des quantités colossales de matériaux d’emballage et de produits jetables. Selon Guy In’t Ven, une grande partie de l’impact environnemental est déjà déterminée dès la phase de conception. « Jusqu’à 80 % de cet impact est en réalité fixé à ce stade », explique-t-il. « C’est pourquoi nous examinons dès le départ le choix des matériaux, les emballages et l’ensemble du cycle de vie du produit. L’enjeu n’est pas uniquement d’améliorer la qualité des soins, mais également de les dispenser de manière plus durable. »

| BE-GS1-260003

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