Skip to main content
Home » Santé Mentale » Vivre avec un trouble psychique : reconstruire sa place dans la société
Vivre avec

Vivre avec un trouble psychique : reconstruire sa place dans la société

En collaboration avec
En collaboration avec

Au Campus Santé Mentale Saint-Bernard, l’accompagnement ne se limite pas aux soins. L’objectif est aussi d’aider les patients et leurs proches à retrouver une place dans la vie quotidienne.

Pour les personnes confrontées à une maladie psychique durable, la première étape consiste parfois à retrouver du plaisir. Potagers, théâtre, cuisine thérapeutique, musique ou ateliers créatifs participent à cette reconstruction.

« Quand on souffre d’une maladie psychique, retrouver simplement l’envie de se lever et de participer à une activité est parfois le premier objectif. Ces ateliers permettent à chacun de trouver quelque chose qui lui correspond et qui le reconnecte à la vie », explique la Dre Frédérique Van Leuven, psychiatre.

Au sein de L’Intervalle, un espace dédié aux activités thérapeutiques, la maladie s’efface momentanément derrière l’expérience vécue. « Pendant un atelier, il n’y a plus un patient et un soignant. Il y a deux personnes qui partagent un moment. Nous essayons de créer des espaces où la maladie n’est plus au centre et où chacun peut retrouver du plaisir et de la créativité », souligne Thomas Hosselet, directeur général du Campus Santé Mentale Saint-Bernard.

Quand on souffre d’une maladie psychique, retrouver simplement l’envie de se lever et de participer à une activité est parfois le premier objectif.

Les proches aussi ont besoin d’être accompagnés

L’institution accorde également une place importante aux familles et aux enfants, souvent les premiers témoins des difficultés rencontrées. « On oublie parfois que les enfants sont parmi les plus proches. Ils perçoivent énormément de choses, même lorsque les parents tentent de les protéger. Il est essentiel de pouvoir les accueillir et leur montrer qu’ils ne sont pas seuls », indique la Dre Van Leuven.

Des groupes multifamiliaux permettent également aux patients, proches et professionnels d’échanger leurs expériences afin de mieux comprendre les réalités de chacun.

Pour les deux intervenants, l’un des principaux défis reste le regard porté sur la maladie psychique. « Les troubles psychiques sont souvent invisibles. Certaines personnes paraissent aller bien alors qu’elles traversent une souffrance considérable. Il faut dépasser les apparences et les préjugés », rappelle la psychiatre.

Cette volonté de déstigmatisation s’applique aussi aux patients internés. « Notre objectif est que les personnes qui ont besoin de soins puissent retrouver leur place dans la société le plus rapidement possible. Nous privilégions toujours une approche centrée sur la personne plutôt que sur son parcours judiciaire, par exemple  », conclut Thomas Hosselet.

Next article