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Cancer

« Intelligence artificielle et intelligence du cœur vont devoir cohabiter »

Traitements toujours plus avancés d’une part, besoin d’humanité d’autre part… Et si la cancérologie moderne c’était l’art d’associer les extrêmes ? Le point de vue du Docteur Didier Vander Steichel, Directeur Général de la Fondation contre le Cancer.

Prenons l’exemple des médicaments ciblés qui sont actuellement en plein développement. Ces traitements nécessitent une gigantesque base de données fiables qui permettra de comparer les informations particulières d’un malade avec celles des personnes dans une situation similaire.

Ces données permettront adaptation rapide du traitement au fil de l’évolution de la tumeur et donc des gains d’efficacité. Cette médecine de précision suppose bien entendu l’intervention de l’intelligence artificielle

Le côté humain

Dans le même temps, l’annonce d’un cancer reste un bouleversement. Vivre avec ou après la maladie est une épreuve, pour le malade comme pour ses proches. L’intelligence artificielle va-t-elle y mettre un terme ? Probablement pas.

En effet, si les thérapies ciblées permettront des protocoles de traitements de plus en plus complexes, elles pourraient entraîner de nouvelles difficultés sur le plan et du vécu pour la personne malade et pour son entourage. Problèmes de communication et de compréhension, peurs et incertitudes à chaque modification de traitement, gestion de nouveaux effets secondaires, etc

Un défi pour les professionnels de la santé

Ces difficultés, les soignants en milieu hospitalier ou à domicile vont aussi y être confrontés. Pour eux, cela signifie de nouveaux challenges en matière de connaissances et de formation mais également en termes d’accompagnement, de communication, de disponibilité… Malades, soignants et proches sont face à un vrai défi : être capables de concilier un savoir médical de plus en plus complexe avec un savoir-être et un savoir communiquer. Ce qui est particulièrement difficile dans un domaine aussi émotionnel que le cancer.

En d’autres termes, intelligence artificielle et intelligence du cœur vont devoir se développer en parallèle, apprendre à cohabiter, à se compléter, pour donner ses lettres de noblesse à la cancérologie du 20e siècle.

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